3ème extrait de mon roman

Béatrice SEBAG Auteur

Béatrice SEBAG – Auteur

3ème Extrait de mon Roman « Les cadeaux mal emballés »

Ignorant d’où je viens, incertain où je vais – Alphonse de LAMARTINE

Vous avez déjà pu lire et écouter deux premiers passages de mon roman en cours de rédaction. Pour mémoire, vous pouvez les retrouver grâce aux liens ci-après :

1er extrait de mon roman

2ème extrait de mon roman

Cliquez sur la vidéo ci-dessous pour écouter le 3ème extrait !

 

3ème extrait de mon roman – Auteur Béatrice SEBAG

3è extrait de mon roman - Béatrice SEBAG

Quand le passé a été rude, le présent difficile et l’avenir incertain, à qui s’adresser ? Où tourner ses regards avec espoir, sinon vers le ciel ?
Georges Isidore BARTHE

Roman « Les cadeaux mal emballés »

LA VOYANTE

« … Le lendemain, elle se rendit à son travail comme d’habitude. C’était jour de marché en ce début de semaine. Il faisait beau et la porte de la boutique était ouverte pour inciter les clients à entrer.  Vers onze heures, une diseuse de bonne aventure franchit le seuil de la boutique. Il était fréquent de les voir accoster les gens sur la grande place ou dans les ruelles, ces matins là. Elles profitaient de l’affluence pour proposer leur voyance aux passants. Mais étrangement, cette fois-ci, la femme se dirigeait précisément vers Arielle, la collègue d’Emma. Elle avait quelque chose de particulier à lui révéler  et insistait pour lui parler. Arielle, dédaigneuse, la repoussa. La voyante insista, elle avait une bonne  et  importante nouvelle à lui communiquer qui  pourrait changer sa vie ! Arielle campa sur sa décision et ne voulu rien savoir.

3ème extrait de mon roman - Béatrice SEBAG

Pensant à ce qu’elle vivait avec Romain, Emma l’interpella pour l’interroger sur son avenir. Mais la femme refusa. Elle était rentrée uniquement pour informer Arielle et s’en allait, faute de lui avoir parlé. Elle se dirigeait vers la porte, quand  Emma insista. Elle demanda à Cécile, sa responsable, la permission de prendre une pause. Cécile acquiesça. La femme s’était empressée de quitter le magasin. Emma vexée et souhaitant plus que jamais avoir des réponses, couru après elle. La voyante ne voulait toujours pas lui parler et pressait le pas comme pour la fuir. Devant l’insistance d’Emma, elle s’arrêta et lui dit : 

– ça coûte cher de me poser des questions ! Passez votre chemin,  jeune fille, vous n’avez pas les moyens !

Emma, piquée par ce nouveau refus lui rétorqua :

– Peu importe le prix ! Dites-moi mon avenir !

Pensant la convaincre, la voyante l’informa qu’elle ne prenait que des espèces et qu’Emma n’avait probablement pas autant de liquide sur elle. Emma stoppa la femme en se campant devant elle et lui proposa de la suivre jusqu’au distributeur de billets qui se trouvait en bas de la place des Lices.

La femme finit par accepter et lui demanda 1000 francs. Emma s’en fichait, elle voulait comprendre pourquoi cette femme la fuyait. Arrivée à la banque, elle tapa fébrilement sur les touches du clavier de l’automate et extirpa à la hâte les billets. Elles remontèrent la place du marché pour retourner à la boutique et s’installèrent dans une cabine d’essayage. Emma tira nerveusement le rideau derrière elle. Son coeur s’emballait et la pression sanguine lui battait aux tempes. Résignée, la voyante lui prit la main. Son visage s’assombrit net. Elle referma la main d’Emma, manifestement bouleversée et tenta une nouvelle fois de s’en aller sans rien lui dire. Emma lui tendit les billets et lui fit comprendre qu’elle ne la laisserait pas partir sans prédiction. La diseuse de bonne aventure semblait vraiment décontenancée. Elle fouilla dans sa poche et en sortit un bout de fil blanc. Elle invita Emma à le serrer dans sa main droite, le poing fermé, pendant qu’elle lirait dans sa main gauche. 

Lorsqu’elle aperçut à nouveau les lignes de la main d’Emma, elle balbutia qu’elle allait être très heureuse, aurait beaucoup de succès et d’amants, ferait deux enfants après s’être mariée et vivrait longtemps. Elle rajouta qu’elle avait elle aussi des dons, qu’elle était probablement médium et que, plus âgée, elle pourrait aider beaucoup de gens. Mais Emma sentait bien qu’elle ne lui disait pas tout. Et elle insista en demandant des précisions sur son actuel compagnon. La femme releva la tête et la regarda gravement, elle avait les larmes aux yeux ».

Le vrai génie réside dans l’aptitude à évaluer l’incertain, le hasardeux, les informations conflictuelles

Winston CHURCHILL

Pour aller plus loin

Comme le dit si bien Georges PERROS (qui étudiera le piano et l’art dramatique à la Comédie Française avant d’entamer une carrière d’écrivain) : « Fidèle à soi-même, fidèle à son futur, non à son passé ! ».
A cette étape du Roman, Emma, âgée d’à peine 23 ans vit en couple et se sent perdue. Elle ressent un malaise mais ne sait pas si c’est de la faute des autres, Romain, Yollande, sa famille…ou si elle ne serait pas folle. Désespérée elle envisage d’interroger cette voyante au départ pour profiter de l’opportunité de sa présence, mais le comportement fuyant de la femme va augmenter ses peurs et son insécurité. Elle porte de profondes blessures dont elle n’est pas encore consciente à son âge, bien que ses intuitions lui ont toujours laissé penser que quelque chose clochait dans sa vie.

Afin d’éclairer et de mieux comprendre ce 3ème article de mon roman, lisez mon article « Les blessures émotionnelles » où j’aborde ce sujet des blessur et dont je rappelle ci-après la conclusion.


« Les blessures que l’on porte ne sont pas dues aux traumatismes ou aux épreuves que l’on a vécus. Il y a toujours des personnes qui auront vécu les même épreuves, en tous points identiques : certaines s’en sortent et d’autres pas. Encore une fois POURQUOI ou COMMENT plus précisément ?
Ce ne sont pas les épreuves elles-mêmes, ni les traumas qui nous font souffrir. Sinon les conséquences seraient les mêmes pour tous !
C’est le regard que nous portons sur les épreuves et les traumas qui nous permettent soit, d’en faire des forces, en osant exprimer nos vulnérabilités et accepter nos part d’ombres, les considérer comme des atouts pour grandir et avancer, soit se considérer comme une victime le reste de notre vie en rendant les autres responsables ».

Pour aller encore + loin

L’article « La dissonnance cognitive« , du blog Frenchtouch Séduction, qui se présente comme un lieu d’échange et de réflexion sur les relations amoureuses, et plus généralement, sur comment être bien dans sa vie d’adulte, porte certes un titre « savant » mais il explique fort bien pourquoi souvent, nous avons du mal à faire ce qu’il faudrait faire pour se sentir mieux, et rappelle également l’importance de notre instinct.


Pour en savoir + sur mon roman « Les cadeaux mal emballés », cliquez ici pour commander votre exemplaire 🙂

Acheter les cadeaux mal emballés

À bientôt !

Béatrice SEBAG, Auteur
Si vous avez aimé l'article pensez à le partager :)

Comments

  1. conseilsviesaine says:

    On a toujours envie d’en savoir plus ! Très belle narration et superbement bien lu ! Continue , Béa !!!

  2. eric says:

    Parfait et vivement la sortie du livre … car au fil des lectures j’ai envie d’en savoir plus … j’ai l’impression que cela sera un livre initiatique profond … 😉

    • Béatrice says:

      Merci beaucoup Éric 🙏🏾 C’est ce que j’essaye de faire 😉🤪🙋🏽‍♀️

Laisser un commentaire