6ème extrait de mon roman – Béatrice SEBAG

6ème extrait de mon roman Béatrice SEBAG

Découvrez le 6ème extrait de mon roman « Les cadeaux mal emballés » : qui sont mes grands-parents ?

6ème Extrait de mon Roman

L’hérédité est comme une diligence dans laquelle tous nos ancêtres voyageraient. De temps en temps, l’un d’eux met la tête à la portière et vient nous causer toutes sortes d’ennuis – Oliver WENDELL HOLMES

Vous avez déjà pu lire et écouter les cinq premiers extraits de mon roman.

Pour mémoire, vous pouvez les retrouver grâce aux liens ci-après :

1er extrait de mon roman Béatrice SEBAG

2ème extrait de mon roman Béatrice SEBAG

3ème extrait de mon roman Béatrice SEBAG

4ème extrait de mon roman Béatrice SEBAG

5ème extrait de mon roman Béatrice SEBAG

6ème extrait de mon roman – Auteur Béatrice SEBAG

Cliquez sur la vidéo ci-après pour écouter l’audio du 6ème extrait de mon roman « Les cadeaux mal emballés » :

L’homme qui n’a rien à se glorifier sauf ses illustres ancêtres, est semblable à la pomme de terre : la seule qualité qu’il possède se trouve sous terre – Thomas OVERBURY

Roman « Les cadeaux mal emballés »

6ème extrait de mon roman B.SEBAG

6ème extrait

Qui sont mes grands-parents ?

« …Au sein du couple parental, Liliane était l’ainée. Son acte de naissance indiquait :

« Province de Tamatave – District de Brickaville : le 1er janvier 1935, à dix-sept heures, est née à Maroloha, canton de Ranomafana, Liliane G. ».

D’autre part, sur ses mémoires, Eugène avait écrit : 

« …Liliane a perdu sa mère à cinq ans, en 1940, à Tanamakoa, derrière Villa Colmar, où je vivais alors avec ma mère et ma grand-mère ». 

6ème extrait de mon roman Béatrice SEBAG

 Emma avait lu et relu les pages de ce manuscrit. Et là, une fois encore, elle ne comprenait pas. Ses parents lui avaient toujours dit que les deux familles ne se connaissaient pas et que c’était probablement la raison de leur mésentente…

Les notes de son père indiquaient ensuite :

« …Trois ans après, le père de Liliane se remaria et, avec sa belle-mère Tim, Liliane cohabita à la rue Reine Betty (qui débouchait devant la Maison Gerbaud, marchand de vin), avec la famille FRÉGENCE. Leur fille ainée Lise, avec qui elle fit sa communion solennelle, devint sa grande amie. Dans la même rue et sur le même alignement, la famille NICOL (Julianne et ses enfants, Yolande, Loulou et Christian), partageait « Le château Tremblant » avec le vétérinaire RATSIMANDRESSY.

6ème extrait de mon roman Béatrice SEBAG

Puis Liliane emménagea rue Sylvain ROUX, sans son père, avec Tim, Suzie et la famille PIGNOLET qui partageait la maison.

Sur son acte de naissance, Eugène avait appris, vers l’adolescence, qu’il était né à Tamatave, le 1er janvier (comme Liliane), de l’année 1937 à trois heures trente. Deux jours après, il fut déclaré, fils de Marlow Emeline, sans profession (domiciliée à Tamatave,  en octobre 1910 à Tananarive), par Luc Antoine CRISTIANI, Capitaine d’Administration du service de santé des Troupes Coloniales, Chevalier de la Légion d’Honneur, âgé de quarante-sept ans, en Mairie de Tamatave en présence de Paul PONVIENNE, Administrateur-Maire de TAMATAVE, Croix de guerre, remplissant les fonctions de l’Etat Civil.

Une mention en marge du document indiquait : « Reconnu le 14 février 1942 à Tamatave, par Marlow Emeline, l’Officier de l’Etat Civil. Signé : illisible ».

Aucune information du géniteur sur les documents officiels.  Sa naissance déclarée deux jours après, par un employé de la mairie, sa mère aurait attendu cinq ans pour le reconnaître. Pourquoi ?…Qu’attendait-elle ? Ou peut-être qui attendait-elle ?…

D’après les dires d’Eugène, sa mère ne lui aurait jamais expliqué.  Il serait donc né de père inconnu et sa mère serait morte sans jamais lui révéler ce secret capital. 

Il se considérait « batard », c’est ainsi que ses camarades à l’école l’appelaient au cours de son enfance. Il avait toujours confié à ses enfants que c’était sa plus grande souffrance, telle une blessure béante à vif, jamais refermée.

6ème extrait de mon roman B. SEBAG

Il se disait le premier de sa lignée à travailler pour vivre. Il aurait ainsi commencé à travailler à l’âge de quatorze ans,  afin de payer les dettes de sa mère ruinée. Il avait en outre toujours dit, ne pas s’entendre avec son demi-frère Dédé qui ne lui était d’aucun soutien.

Les quelques confidences que son père lui avait faites sur sa grand-mère, hormis sa passion pour l’occultisme, se réduisaient au fait qu’elle cuisinait bien, lui avait permis de bénéficier des meilleurs établissements scolaires ; et aussi, qu’elle se déplaçait à vélo pour aller récolter, les fins de mois venues, les loyers aux locataires (chinois pour la plupart),  des dernières villas qu’il lui restait ; et pour finir, qu’elle aimait entretenir avec soin  son magnifique jardin.

A priori leur relation était compliquée. Eugène décrivait Marlow comme un mère très possessive à son  égard, autoritaire et cherchant inlassablement à régenter sa vie. Les réels conflits seraient apparus avec Liliane, la mère d’Emma. C’était assez dur à entendre mais il assurait que Marlow ne voulait pas d’une nègre comme belle-fille. Pourtant Eliane avait la peau beaucoup plus claire que son père foncé, au type hindou, probablement issu d’une lignée d’indiens émigrés à la Réunion et Madagascar comme beaucoup de personnes sur ces deux Iles.

6ème extrait de mon roman B.SEBAG

Tant qu’on peut se parer de son propre mérite, on n’emprunte pas celui de ses ancêtres

Saint EVREMOND

Pour aller plus loin

Ce passage est extrait de la deuxième partie du roman qui évoque l’histoire des ascendants et des parents d’Emma. Même si elle est née en France, elle n’évolue pas dans une famille « traditionnelle française ». Le reste de sa famille est né en outre-mer, sur la Grande Ile. Tout ce qu’elle sait de ses grands-parents, qu’elle n’a jamais connus, c’ est ce que ses parents ont bien voulu lui dire. Son père et sa mère ont tous deux manqué d’un parent et sont plus marqués qu’ils le disent par ce qu’ils ont vécu comme un abandon. Consciemment ou pas, ils évoluent et éduquent leurs enfants, marqués par un réel problème identitaire, comme la majorité des personnes déracinées. Eugène a choisi de couper les ponts avec tout ce qui lui rappelle son passé. Liliane se trouve partagée entre l’attitude de son mari et celle de sa soeur Suzie qui à l’inverse, se raccroche et cultive ses origines. Comme dans toutes les familles, des non-dits compliquent les relations et Emma sent très jeune que certaines choses s’avèrent confuses, voire contradictoires. Elle profite certes des avantages de la double culture mais également de ses travers. Et surtout, elle ne comprend pas pourquoi ses parents la persuade qu’elle vivra mieux sans fréquenter ses grands-parents, sa tante et ses cousins. Arrivera t’elle à découvrir un jour, la raison de leur comportement ?

Le sujet de la honte, de la confusion, de l’intérêt de mieux se connaître pour vivre en conscience et aspirer au bien être que nous recherchons tous est abordé dans les commentaires et bonus du 4ème extrait de mon roman. Retrouvez ou découvrez l’article en début de page.

Pour aller encore plus loin

Ayant à coeur de compléter les extraits de mon livre en vous donnant toujours plus de valeur et en vous apportant surtout des solutions, je vous invite à découvrir les protocoles de l’écrivain et coach Natacha CALESTRÉMÉ, qui avant moi à décidé d’écrire et communiquer sur son cheminement, son parcours et ses difficultés, pour tenter d’aider le plus de monde possible à trouver des orientations, des pistes et des méthodes pour avancer dans la vie et accéder au bien-être au quotidien. Même si ce n’est pas un scoop et que certains auront du mal à l’entendre à nouveau, les difficultés et les blocages que nous rencontrons dans quelques domaines que ce soit de nos vies, sont en liens avec la petite enfance, notre enfance et avec nos parents et ascendants. En visionnant les vidéos ci-après, vous pourrez expérimenter directement quelques-un de ses protocoles de libération.

Découvrez trois de ses vidéos.

En finir avec les auto-blocages
Comment me libérer si je n’ai pas d’information sur ma famille ?

La 3ème vidéo me tient particulièrement à coeur, parce qu’elle nous parle d’écriture et de guérison. Je suis convaincue que les mots, s’ils peuvent blesser et créer des murs, peuvent à l’inverse, tout autant être des fenêtre ouvertes pour nous guérir. Ainsi, on peut aborder le développement personnel de façon plus ludiques et légères, en lisant des polars. Les polars guérisseurs de Natacha CALESTRÉMÉ, véhiculent subtilement des protocoles. Tout comme elle, j’essaye également à mon niveau et à travers ma plume, de transmettre des messages, des enseignements essentiels ainsi que des solutions pour tenter d’aider les autres à améliorer leurs relations, leur santé, voire qui sait, sauver des vie.


Béatrice SEBAG, Auteur

Pour répondre à une question que l’on m’a posée, c’est de cette manière tout à fait personnelle, que j’aborderai et lierai les deux passions qui m’animent à ce jour et s’avèrent être les motivations de la création de mon site internet : l’écriture et le développement personnel. Cela me permet « d’une pierre deux coups » de faire découvrir ma plume au public et les guider, voire les orienter dans leur quotidien à travers un récit authentique et initiatique tout en proposant des solutions.


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À bientôt pour le prochain extrait !

Béatrice SEBAG, Auteur
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Comments

  1. Alice says:

    Merci pour ce partage 🙏!
    Et oui, nombreux blocages nous dont hérités de nos ancêtres 😉, en commençant par nos parents.

    • Béatrice says:

      C’est tout à fait ça Alice ! Une fois qu’on en a conscience : passer à l’action, petit pas par petit pas 🙂

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