Dépendance affective

Dépendance affective

Amour ou masochisme ?

La guérison ne veut pas dire que les dommages n’ont jamais existé. Ça veut dire que les dommages ne contrôlent plus notre vie ! Akshay DUBEY

Moi, de meilleure ennemie à meilleure amie

J’ai vécu mes premières années et ma jeunesse comme dépendante affective et ne le savais pas. Après un romantique et magnifique 1er amour (heureusement !…), mes relations amoureuses se sont rapidement révélées toxiques et j’ai bien failli y perdre la raison et la vie. Je commençais à penser que j’étais maudite et qu’on m’avait jeté un sort. J’ai même envisagé la folie. Bref, quelque chose ne tournait pas rond. 

Ma vie amoureuse à commencé à s’améliorer lorsque j’en ai pris conscience, malheureusement, j’avais déjà subi la violence, essuyé un divorce, vécu toutes sortes de trahisons et était devenue maman. Entre maladies de toutes sortes (et oui, je somatisais énormément, bien sûr…), honte et culpabilité, cela m’a pris beaucoup de temps à me libérer et sortir de cette addiction, d’autant plus qu’elle n’était pas la seule : accro au sexe, à la nourriture, à la marijuana, au travail, au sport…J’ai fait 15 ans de thérapie classique et des accompagnements en développement personnel de toutes sortes pour apprendre que ce comportement naît dans la petite enfance, à cause d’une blessure d’abandon.

dépendance affective - Béatrice SEBAG

Dépendance affective

Ce qui ne vient pas à la conscience revient sous forme de destin, Carl Gustave JUNG

Pourtant je n’avais pas souvenir d’un véritable abandon au cours de mes premières années et me sentais plus étouffée et sous contrôle, qu’abandonnée. J’ai du chercher longtemps avant de comprendre tout ce que pouvait signifier le terme abandon. Inconsciemment, mon comportement, mes relations et même mon identité se sont construits autour de cette première blessure.

Pour sortir de cette dépendance affective, il m’a fallu entièrement « reformater mon disque dur » et changer mes programmes initiaux installés au cours de l’enfance. J’ai du modifier mon regard sur la vie (le monde était hostile), sur moi (je ne me trouvais jamais « assez »), sur les autres (ils allaient me faire du mal et me rejeter si j’étais spontanée et authentique). J’oscillais en permanence entre dévalorisation et sur estimation. Pendant les phases de sous-estimation, je luttais contre mes anxiétés, recherchant des relations fusionnelles et multipliant les conduites à risques. A l’inverse, en période de sur estimation, j’empruntais un comportement d’évitement et de fuite  en portant un masque de surface et une carapace bétonnée. Mais avec cette seconde stratégie d’évitement, la solitude et la déprime me rattrapaient inexorablement.

Dans les deux cas, mes relations, de couple notamment, demeuraient pour le moins compliquées voire dramatiques pour certaines. J’avais pris l’habitude de cacher mes émotions et contrôler tout ce que je disais. C’était épuisant. J’étais devenue ma meilleure ennemie et l’ombre de moi-même. J’ai en outre souffert d’un énorme sentiment d’injustice au regard de mon entourage proche qui me considérait folle ou caractérielle et avait tendance à ne valoriser de moi que ce qui servait leurs intérêts.

dépendance affective - Béatrice SEBAG

Au fond de moi pourtant, je sentais bien que mon environnement contribuait à mon mal être. Aux yeux de mes proches, je me sentais tour à tour : faire valoir, objet, doudou, souffre douleur… Mais comment en vouloir à ses parents, sa fratrie, sans prendre le risque de se faire rejeter alors qu’on recherche justement à « faire partie » du mieux qu’on peut portée par un intense besoin de reconnaissance ???…

Toujours pour sortir de cette dépendance affective, je me suis faite accompagner en sophrologie, j’ai fait remonter à ma conscience et revisité des traumas et épreuves grâce à l’hypnose, me suis formée en Communication Non Violente. J’ai également bénéficié de la PNL, ai appris le Reïki, la communication non verbale. J’ai pratiqué l’Art Thérapie à travers le chant, la musique, le dessin et l’écriture. Je suis allée découvrir le monde des rêves et j’ai étudié les symboles oniriques et universels car je me rendais compte que nombre de mes rêves se révélaient prémonitoires.  Le pouvoir symbolique des contes m’a beaucoup aidé. Je suis allée jusqu’à étudier la symbolique des patronymes et des prénoms et j’ai découvert l’importance et le poids du projet et de l’emprunte de naissance.

Bref, pour sortir de la dépendance affective, j’ai passé trente années de ma vie à me former en développement personnel et me faire coacher pour retrouver ma vraie nature, mes valeurs et me réconcilier avec mon identité profonde.  A l’occasion d’un terrible deuil à l’âge de 23 ans, l’ésotérisme et le para-normal ne m’ont pas laissé indifférente et j’ai appris que j’étais hypersensible, empathe et canal médium. J’ai alors également creusé cette voie, avec la pratique du pendule, le tarot divinatoire et les oracles.

Mes thérapeutes et coachs m’ont conseillé la pratique régulière, voire quotidienne de sport et le retour vers la nature ainsi qu’une modification de ma relation à la nourriture et à la sexualité. Je mangeais énormément et la séduction était devenue mon sport favori. Je m’étais construite un personnage social de redoutable séductrice, mais ne retirais que très peu de satisfaction de mon tableau de chasse. Comme j’ai cependant toujours eu la chance et la facilité d’accéder jeune, au plaisir et à la jouissance sexuelle, j’étais très rapidement tombée accro de ce petit jeu, pour le moins toxique, qui m’a davantage coupé de mon corps et de mes émotions.

Mon processus de transformation à pris du temps car je suis allée travailler en profondeur. Devenue parent, mère à 27 ans, alors même que la médecine m’avait invitée à l’adolescence à faire mon deuil de la maternité, cet enfant a été pour moi le plus beau cadeau de la vie. Consciente de ce privilège, je ne voulais pas que mon fils erre et souffre autant moi dans sa vie et j’ai voulu lui donner le meilleur de moi.

Pour éviter que mon fils devienne dépendant affectif, j’ai revisité toutes mes croyances, cherché à couper au mieux les liens transgénérationnels et modifié les fonctionnements toxiques dont j’avais hérité (et que j’avais consciemment ou inconsciemment adoptés), afin de pouvoir lui transmettre, le meilleur de l’éducation bienveillante. Ma priorité était qu’il se sente libre, fier de son identité et qu’il conserve  toujours son libre arbitre quoiqu’il arrive. Bien entendu, je me suis plantée (quand je me plante, je pousse, lol…) sur certains points en cherchant à le protéger et souhaitant anticiper les évènements. J’ai compris bien après les épreuves, qui n’ont pas manquées de l’ébranler et le perturber, que j’étais également passée à côté d’autres aspects plus importants de sa vie.

Pour me reconnecter à moi, guérir et transformer ma vie, j’ai du identifier mon système de pensées, analyser mon discours intérieur, enlever tous mes filtres qui rendaient le monde hostile, afin de l’appréhender de manière plus objective et comprendre que « la carte n’est pas le territoire ».  J’ai créé des changements significatifs, en travaillant sur mes croyances limitantes, sur mes schémas émotionnels, sur mes fonctionnements automatiques. J’ai expérimenté et mis en place de nouvelles actions, sur tous les plans (émotionnel, physique, mental et spirituel), en sortant du cercle vicieux et de la « zone de confort » dans lesquels j’étais enfermée. 

dépendance affective Béatrice SEBAG

Il y a 10 ans, j’ai commencé le yoga et la méditation. Le yoga me permet d’ entretenir mon corps de façon plus douce et bienveillante (j’avais fini par pratiquer le fitness à outrance comme exutoire, telle une machine de guerre) et d’accéder à une énergie haute et créatrice, à plus long terme. La méditation s’est révélée salvatrice en me permettant de sortir de mon mental tyranique et  de me reconnecter à l’instant présent, en chassant la déprime (habitude de vivre dans le passé) et l’anxiété (se projeter dans l’avenir). Démasquer et démonter les réflexes de l’égo s’est avéré plus qu’inconfortable et j’ai bien souvent avancé épuisée, la peur au ventre.

Cependant, je n’aurais pas pu faire l’économie de modifier l’intégralité de mes biais cognitifs adoptés pendant l’enfance, pour devenir la femme authentique et libre que je suis à présent. Je suis donc passée de meilleure ennemie à meilleure amie, de l’ombre à la lumière, en traversant les opposés.

De nos jours, la plupart de ces théories et solutions pour guérir et se reconnecter à soi sont connues et communiquées au grand public. Il est possible pour chacun de trouver des solutions pour se libérer et transformer sa vie plus rapidement qu’autrefois. Le bien être, la réussite et la santé relèvent de notre responsabilité. Quelque soit notre passé, notre vécu et même si nous évoluons dans un environnement toxique, il ne tient qu’à nous de nous donner les moyens de nous sentir heureux (ou pour le moins satisfaits), de réussir notre vie et oser concrétiser nos rêves. A moins que mon passé vous fasse rêver ?…



Pour aller + loin

Dépendance affective – TEST

Comment savoir si vous êtes dépendant affectif ?

Je vous propose de faire ce petit test proposé sur le site « Dépendance affective »


Pour aller encore + loin

  • Retrouvez le 1er extrait de mon roman qui vous livrera quelques indices sur la façon dont je me suis rendue compte que j’étais dépendante affective.

  • Afin de vous apporter toujours plus de valeur, je vous invite à regarder la vidéo ci-après de ma collègue et amie, Sandra MANENT, coach de vie saine et consciente auprès des femmes dont le blog est « Les porteuses de sens« .

    Béatrice SEBAG

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    Comments

    1. Allan Copywriter says:

      Waow, quand on ne l’a pas vécu, c’est incroyable et surprenant à lire ! En tout cas on a pas fini de découvrir le potentiel infini de l’esprit sur la vie que l’on mène. 😉
      Merci Béatrice ton article est super !

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